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UN SEUL BUT

Par dessus les continents, notre match pour la dignité

Respect et solidarité par le sport !

Avant chaque compétition, un athlète se prépare avec soin. Il peaufine les détails de ses gestes, qu'il tentera d'appliquer sur le terrain pour atteindre son objectif.

Pour UN SEUL BUT, c'est pareil!

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Depuis dix ans, la petite ONG neuchâteloise se démène sur le terrain pour faire passer le respect des droits humains dans deux régions difficiles d'Afrique des Grands-Lacs: le Burundi et le Sud-Kivu (République démocratique du Congo). Deux régions où les conflits inter-ethniques attisés par les appétits économiques des grandes puissances ont broyés la considération de l'autre jusque dans les villages les plus reculés.

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En Suisse, l'ONG récolte du matériel scolaire, pédagogique, sportif et médical. Chaque année, un container de matériel est envoyé à Bukavu.

Au Congo, dans cette région malmenée par la violence, UN SEUL BUT a créé une structure en étoile, qui s'appuie sur des personnes de confiance du monde de l'Eglise et scolaire.

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La collaboration avec les enseignants, les éducateurs est quotidienne et, chaque début d'année, un séjour sur place de quatre semaines permet de transmettre l'essentiel: le respect de l'autre par des cours, des animations, peu importe le passé.

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Pour y parvenir, UN SEUL BUT mise sur un langage universel, et notamment le football. La fascination pour ce jeu est universelle. Un ballon permet de dépasser les rancunes, rapproche ceux que la vie a séparé. Il promeut l'échange, la solidarité, le vivre ensemble, l'estime de soi. Mais le sport, c'est aussi l'occasion de promouvoir la santé, de parler nutrition et émancipation, notamment pour les jeunes filles, de faire prendre conscience de ses droits. Idem pour les prisonniers, souvent politiques, qui reprennent espoir.

Infirmière Nomad sur 2 continents

J'avais écrit ces mots il y a 2 ans ... et aujourd'hui c'est plus qu'actuel.

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Nous venons de vivre des journées intenses avec le staff médical de mon amie Dr Pamela. Et ce matin c'est avec le pluie congolaise que nous avons commencé la tournée à domicile des patients. Ici c'est plus qu'innovant ce genre de soin dans une région extrêmement pauvre et sans ressources.

Nos patients visités dans des cases de terre ou en planche sont atteints d'éléphantiasis, cécité et hypertension.

Nous pataugeons dans la boue glissante (comme sur la glace ou la neige en Suisse). Tout le village vient assister aux soins et la couleur de ma peau ne passe pas inaperçue. Muzungu ou chinois chinois sortent de la bouche des enfants.

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Ensuite nous retournons au centre de santé pour effectuer les pansements de 2 jeunes accouchées par césarienne et un petit garçon opéré d'une hernie ombilicale. Akonkwa est courageux et serre dans sa main le bonbon reçu.

Aucun luxe ici mais des soins de qualité donnés avec bienveillance avec de petits moyens. Souvent c'est à la lueur d'une lampe de poche que l'on pose ou perfusion et même qu'on opère.

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Je suis toujours révoltée car la première cause de maladie est la FAIM et l'insalubrité.

Mais aussi je peux constater que l'engagement d'Un Seul But est utile et bien accueilli.

Merci à Nomad et tous-toutes les collègues, médecins, pharmaciens, institutions et particuliers qui nous soutiennent. TOUT est nécessaire ici et on fait des petits miracles chaque jour.

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Kalehe, janvier 2020 

L’ONG «Un seul but»: la solidarité par le football!

Football et droits humains au Congo et au Burundi

Un article paru en février 2020 dans la revue Frères en marche

Le chargement du container 2018 en vidéo et audio

Ecouter, voir et lire le reportage de RTN

La radio neuchâteloise RTN raconte une journée pas comme les autres.

A voir, écouter, revoir et réécouter.

La porte de l'enfer

L’enfer n’était qu’un mot avant que je n’ose ouvrir la porte de la prison de Bukavu en 2013 avec notre ami Adrien, aumônier.

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Quelle révolte et désolation : détenus affamés au point d’en mourir, promiscuité provoquant des épidémies telles que choléra, tuberculose, plaies infectées.... ce matin est détenu est amené sur une civière au quartier des malades en hypoglycémie grave !!! Son ventre est un trou et il n’a que la peau sur les os. Son regard est celui d’un moribond .... il ira rejoindre les 100 autres malades et dormira par terre à même le sol car aucune couverture ...nos cartons bananes quand ils sont trop abîmés deviennent des matelas de fortune : maigre consolation.

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Avec mon ami docteur et l’infirmier nous assistons à la fabrication de la bouillie : en fait ce sont des paquets de biscuits BP5 vitaminés et hyper caloriques que les prisonniers pillent et mélangent ensuite avec de l’eau dans de gros bidons.

Puis on place des bacs en plastique sur la table et on puise une tasse= 1 portion dans cette bouillie grisâtre. Les prisonniers au stade de malnutrition sévères font la queue et après la pesée médicale faite par des infirmiers, ils viennent 1 à 1 prendre leur portion de survie . Les emballages en carton serviront de cuillère ! Quand on a RIEN, on est créatif. Les regards changent au fur et à mesur​e des cuillerées et ils reprennent vie.

Mon cœur se serre de voir leur état général: saleté, état cutané effroyable , plaies infectée , odeur insoutenable par manque d’eau. La violence est permanente et c’est au fouet et coups de bâton que l’on punit les fautifs.

Sans l’engagement et soutien quotidien de l’équipe de l’aumônerie, les morts se compteraient par centaines!

Nous visitons ensuite les malades atteints de plaie. Ils sont entassés dans des pièces minuscules et sans lumière, dans une chaleur étouffante. Certaines plaies sont presque guéries grâce au matériel spécifique envoyé. Dans une pièce d’isolement, un jeune homme gît à terre. Il a été amputé d’un doigt ce matin. Un panaris est l’origine mais le grand malheur est que le patient a préféré la médecine traditionnelle et son doigt s’est infecté et nécrosé .... les autres prisonniers se sont cotisés pour réunir la somme de 50$ pour cette amputation. Même dans le pire des malheurs on est solidaire. Lors de notre visite, j’entends : Jambo - bonjour Da Véro ! Certains prisonniers se souviennent de moi et sont très reconnaissants du soutien d’Un Seul But, soit médical ou sportif ou dans les ateliers de couture et scolarisation. Peu de mots mais tout est exprimé dans les regards.

Je ne ressors jamais indemne de cet endroit de souffrance et non respect des droits humains, mais je m’engage de poursuivre notre mission auprès d’eux.

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Bukavu, février 2020

Juste avant le confinement,

Véronique en interview dans la Matinale de RTN: agir toujours, malgré tout

Pour écouter, cliquez ici